Kickstarter, stagiaire, fisc et dérives.



  • Juste parce que c'est apparu dans un des groupe facebook de "on est des dessinateur pas content et y en a marre", je vous poste ici le temoignage d'une stagiaire ayant travaillé sur le projet de http://www.bloomylight-studio.com à savoir "Lynn & the spirit of Inao"
    De l'eau à apporter à un moulin déjà bien pourri malheuresement.
    (je ne sais que penser)

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  • La pauvre... Déjà, dès le local dans un appartement (hautement illégal), elle aurait dû courir vers la porte de sortie. Déjà que les 500 balles d'indemnité, c'est une blague, étant donné qu'un stagiaire est souvent fauché MAIS qu'il fait le taff d'un salarié, voire plus....

    Je le sentais pas, déjà, ce projet. Tout le monde sourit gentillement en voyant des "références" à Miyazaki, là où je voyais une ressucée éhontée du passage dans les bains à fantôme de Chihiro. Un peu comme Yookalaylee, quoi, dans le domaine du musical un procès pour plagiat tomberait pour moins que ça.

    L'industrie du jv est déplorable en matière de droit du travail, et la France ne fait pas exception à cela (alors que putain, elle devrait...). Kickstarter en devient un peu la preuve jour par jour.

    Si vous voulez vous marrer, parlant de kickstarter:

    http://www.digitaltrends.com/cool-tech/kickstarter-embezzlement-saskatchewan-house/

    Voir le mec en bad, et s'excuser parce qu'il a pris 100 000$ d'un kickstarter pour faire sa maison au Canada.... "promis je le ferai plus"



  • Je m'attendais pas a ça en commençant le paragraphe... Bien que ce soit le patron qui soit un arnaqueur professionnel, je trouve quand même que beaucoup de signe précurseur annonces une mauvaise expérience...



  • @Padouga C'est pas comme si les stagiaires avaient ni toutes les clés en main dès le départ, ni le choix d'accepter ou non ce genre de contrat de merde. Apparemment, dans le monde du jv, tu commences souvent par ce genre de trucs non payés (comme dans le journalisme), sinon tu ne lances jamais ta carrière



  • Si ça interesse JV, il semble que Numerama et Nolife soient en train de préparer un truc là dessus et d'interviewer les stagiaires concerné



  • Et les mecs dans les commentaires du KS sont en train de chercher des infos sur la boîte, ça à l'air d'être shady as fuck. M'étonnerais pas que le gars soit dans l’illégalité la plus complète.



  • @Padouga a dit :

    Je m'attendais pas a ça en commençant le paragraphe... Bien que ce soit le patron qui soit un arnaqueur professionnel, je trouve quand même que beaucoup de signe précurseur annonces une mauvaise expérience...

    Certes.
    Mais vu l'état du monde du travail à l'heure actuelle, et même la difficulté à trouver des stages, je comprends tout à fait que certaines personnes, désespérées, et se disant qu'au pire "ça sera sur le CV" ferment les yeux là dessus. Dans un premier temps, t'es juste content de trouver du taf/un stage. C'est après que ça déconne...



  • @Ritz
    Si c'est pour rien apprendre en faisant un taf d'executant autant s'ajouter une ligne soi même au CV..



  • @ChatonPute Ça la personne ne s'en doutait sans doute pas. On lui avait visiblement présenté un chouette projet et la perspective d'un bon travail en équipe.



  • @Ritz
    Ah oui mais je ne la met pas du tout en cause.



  • https://www.indiemag.fr/articles/lynn-and-spirits-inao-du-projet-prometteur-lannulation

    Suite et fin de l'histoire.

    J'adore le recours aux euphémismes ("nous avons fait quelques erreurs par le passé") couplé à une déformation de la réalité ("il est dommage que le projet qui a demandé le travail de nombreuses personnes doit être arrêté suite à quelques individus"). Je ne néglige pas les menaces que le studio a dû subir (menaces condamnables, on est pas à Gotham, il n'y a pas de justice personnelle), mais si le projet a dû être arrêté, c'est que ce studio est une putain de honte d'un point de vue du droit du travail.

    J'espère qu'une instance du jeu vidéo français se portera partie civile pour une accusation en justice, parce que c'est trop facile d'arrêter comme ça sans conséquences. Surtout qu'une fois l'argent versé, il n'y aura probablement pas de remboursement.....



  • @Ritz Pour avoir été dans une boîte de JV… en fait, même 2 boîtes, une pour un stage (j’étais payé au minimum, la boîte était assez grosse) et l’autre pour une mission… Il s'avère que cette mission était probablement ma pire expérience professionnelle, que j'ai écourtée au bout d'un mois. Je m'explique :

    Première chose, on te demande d'avoir un statut d'autoentrepreneur, et on te dit que tu seras payé tant à la mission, sauf pour la première en guise de test (70€ / jours travaillé). L'entretien ne s'est pas passé exactement dans les locaux... De toute façon, sinon je n'aurais jamais accepté. C'est l'entretien le plus cool que j'ai jamais passé. Bref, on te fait un peu rêver.

    Une fois sur place (deux semaines après à l'autre bout de la France), je me suis rendu dans un premier local, avec une 15 aines de personnes dans une salle de 50-60m², mais ce n’était pas ma destination... Un autre local encore plus exigu (~30m²) avec 10-12 personnes. Je crois que même en classe, au lycée, j'ai été moins serré. Je pense que le local n'était jamais nettoyé, les normes de sécurités étaient déplorables, et j'en passe. En fait, j'ai réussi à supporter ça 3 semaines... Pas de taff depuis un moment (merci la crise de 2008), je culpabilisais un peu de penser à lâcher aussi vite. Mais un évènement m'a fait changer d'avis. Je préfère ne rien en dire... Puis pour finir, le dernier jour, il y a le faites que me rend réellement compte qu'ils m'aient outrageusement menti sur la rémunération. Il me propose exactement la même chose que la première. Du coup, j'ai imposé mes tarifs (qui était, d'après mes calculs, toujours extrêmement bas)... et je suis parti.

    Durant un mois, j'en ai entendu des vertes et des pas mures sur les patrons et sur la rémunération de collègues. À 70 €/jour, je n'étais pas le moins bien payé. Ha oui, il n'y avait quasiment que des autoentrepreneurs et des stagiaires sauf quelques personnes.

    Aujourd'hui j'en ris un peu, mais ça reste une expérience marquante. Ce n'est pas la seule, le monde de l'informatique pour moi ce n'est pas l'eldorado.



  • @Zéfling faudra qu'on m'explique comment, avec 70€ par jour, un auto entrepreneur paie ses charges.... C'est du foutage de gueule.

    Je trouve ça cool que des gens comme toi en parlent, histoire qu'on arrête de dire "ça marche comme ça dans ce milieu", et qu'on commence plutôt à se demander comment changer le bousin. Parce que c'est en parlant des conditions de travail des créatifs que le projet sus-mentionné a été annulé.

    En tout cas j'espère que tu as réussi(e) à trouver une solution stable, et que tu gagnes dignement ta vie. Il n'y a aucune normalité à accepter ce genre de plan précaire.



  • @Zéfling Je comprends, mais tout le monde n'arrive justement pas à se détacher de cette culpabilité d'abandonner un poste après avoir eu du mal à en trouver un.

    Je me sentais très mal dans mon ancien taf, mais après des années de chômage, c'était ça ou rien. Outre la pression financière, il y a aussi la pression familiale et on finit par te dire "on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie". Donc c'est un peu "ferme ta gueule et encaisse". Et malheureusement, il n'y a pas que dans le milieu du JV que ces pratiques existent...



  • @toooomyoupi Ça date un peu, aujourd'hui j'ai finalement réussi à avoir une situation plus stable, mais je me vois mal retravailler dans ce milieu. Pas que vis-à-vis de mon expérience, mais aussi de celle de connaissances.
    En tout cas, l'informatique (ce qui inclut le JV) c'est un milieu où très souvent on te demande d'oublier ses heures supp'. Mais bon, c'est déjà cool d'avoir trouvé un job que j'apprécie. :D

    @Ritz J'étais quand même dans la merde après... limite près a accepter n'importe quoi. Et il est vrai que la pression sociale est quelque chose de terrifiant.



  • @Zéfling Ce genre de délire d'auto-entrepreneur, c'est exactement le même genre de situation que je rencontre dans mon metier de graphiste illustrateur (que je ne parviens pas à exercer)
    On ne compte plus les "concours gratuit", et des mission gratuite sous prétexte de passion.

    Je crois que dans notre pays, il y a une honte polie ressentie quand on gagne de l'argent, personne ne dit son salaire et dans les entretien, la question de la remunération est toujours cruciale et très ambigue.

    Bref, cette histoire de Kickstarter est lamentable, et je suis plutot content de son dénouement (même si je déplore que les media et Web-media relaient ces information sur la seul foi d'un temoignage facebook (que j'ai vu naître et être etayée par une seule personne finalement)
    L'effet "foule en colere" à encore de beaux jours.



  • Ca me fait penser qu'il faut que je mette à jour mon post sur Star Citizen lol

    edit @Epilost : je pense que les menaces était sérieuses, que certaines personnes etaient en mesure de prouver qu'elles savaient travailler sur le projet et qu'elles porteraient plainte (peut etre en collectif ?) si le KS devait être un succès et que le jeu se vendait bien. Pour rappel, le "don" n'existe pas, lorsque vous backez sur KS vous effectuez un achat.



  • @Epilost l'article que j'ai relayé d'indie mag était quand même bien etayé....



  • @Epilost Ouais, je n’ai jamais compris ce problème de donner son salaire. Je le connais de certains collègues par déduction... Mais pour beaucoup, je ne sais même pas si c'est plus ou moins que moi. Je sais qu'il y a des histoires d'ancienneté, je trouve ça logique, mais le faite que l'on ne sache pas fait qu'il est vraiment à l'avantage ne nos supérieurs lors de la renégocions de de salaire. Le pire, c'est que c'est juste pas motivant...

    Puis dans le gratuit, l'informatique c'est quand même quelque chose d'extraordinaire. On récupère du code open source sans jamais contribuer. Que d'argent gagné et il ne faudrait surtout pas en dépenser un sou pour aider ceux qui t'ont aidé ! On estime que les gens font ça par passion, donc on les exploite jusqu'à l'os. On t'impose de deadline surréaliste, l'informatique c'est magique, ça se fait tout seul. On te demande de faire de petits trucs gratuits (genre faire un logo en vectoriel pour un pote) qui peut demande des heures de boulot.

    J'ai bossé dans plusieurs domaines (dév, web, édition, graphisme), donc je commence à me rendre compte que les utilisateurs n'ont pas la moindre idée du temps que les choses peuvent prendre tant qu'ils n'ont pas vu bosser ou qu'ils n'ont pas cherché à le faire eux-mêmes. D'ailleurs, des fois j'ai bien envie de dire : « si c'est si simple, fais-le. ».

    C'était mon coup de gueule du soir... désolé. Fatigué.



  • @Zéfling Je trouve qu'on se rapproche de la notion de "si t'es passionné, je vois pas pourquoi tu serais payé pour faire ce que tu aimes". Après tout, l'informatique, le design et autres secteurs sus-mentionnés sont des emplois comme les autres, et beaucoup de personnes n'accepteraient jamais de travailler gratuitement ou sous payés.

    A titre personnel (travaillant dans la fonction publique, dans l'environnement), j'ai eu pas mal d'opportunités pour travailler en stage, bien qu'étant deux fois diplômé bac +5, et donc légitime pour obtenir un travail, à responsabilité, et payé. J'ai toujours refusé, et j'ai réussi à trouver du travail, avec le temps, mais parce que ce genre de pratiques sont moins automatiques que dans d'autres secteurs, et donc qu'elles sont moins bien perçues.

    Plus on estime que ces petites tâches (comme le logo gratos) sont des choses normales, et plus on va légitimer la précarité de ces secteurs d'activités, "de cette bande de geek à qui on est bien content de donner un nonos pour s'occuper". Pareil, cette question des salaires non connus, "par honte", est bien moins systématique dans d'autres secteurs, et sont même souvent normés.

    Bref, c'est la merde, et le contexte légal actuel semble pas aller en faveur d'une stabilisation de l'emploi et des carrières de chacun, aussi je vous souhaite du courage!



  • C'est amusant de voir qu'au final on en reviens toujours à la même chose.
    Me définissant comme graphiste illustrateur, il m'a fallut plus de 4 ans après mes études pour exercer mon métier (ou plutôt un semblant de mon métier dans la mesure ou je retouchais des culs et mettait des prix sur des tracts publicitaire)

    La faute à qui ? Et bien en premier lieu ma faute à moi même qui à 25 ans passé n'était pas capable de trouver un travail autre que livreur de hamburger et refusais d'exercer un vrai métier (c'est à dire un métier qui rentre dans les petites cases d'un questionnaire Pole Emploi).
    Mais surtout la faute à un système qui se permet un jugement sur l'activité et le devenir des autres.
    Je ne compte déjà plus le nombre de fois ou j'ai envoyé chier des gens qui me demandaient des choses gratuites, je ne compte plus les concours de merde qui prônent le travail spéculatif (travail spéculatif : tu bosse comme un con, et peut être que tu sera payé si c'est assez bon), je ne compte plus les clients qui fixent eux même leurs prix. Je ne compte plus le nombre de fois ou j'ai brisé mes principes pour remplir ma gamelle et accepté de faire un logo à 75€ juste pour pouvoir manger.
    J'ai des phrases du type "Non je suis pas passionné moi, c'est l'argent ma passion alors payez moi".
    J'envoie des mail poli mais cynique aux organisateurs de concours gratuits qui sont très souvent (trop souvent) des représentant de l'état. (le dernier en date sont les représentants de la région "Hauts de France".)

    A bientôt 30 ans, je m'accroche toujours mais je ne peut pas exercer mon métier à cause de la connerie des autres. (les "autres"... toujours eux...) parce que c'est honteux de gagner de l'argent, parce que c'est honteux de prendre du plaisir dans son travail.
    Parce que pour beaucoup, un travail doit être difficile pénible et épuisant (parce que sinon c'est ps un vrai travail)

    Il y à quelques mois, alors que je poussais un chariot contenant des pubs dont je devais garnir les boites aux lettres du quartier, un maman passe a coté de moi et dit de manière bien audible a son fils que "il faut bien travailler à l’école pour pas finir comme lui"
    Encore plus loin, alors que portant un uniforme de Fast Food je me faisais pourrir par un client (je l'avais appelé "Jean-michel" au hasard alors qu'il s'était permis de m'appeler par mon prénom (sur mon badge)), ce monsieur me dit que je n'avais qu'a avoir fait des études.
    Parce que en 2016 perdure encore le fantasme tenace qu'avoir un diplôme garantie d'avoir un métier (lol, j'avais un medecin et une juriste dans ce fast food)

    Aujourd'hui je me lève de mon lit, et je vais travailler mon dernier jours dans cette boite où je me plaisais (il ne me gardent pas parce qu'il n'ont pas été foutu de me former correctement, si c’est pas con ça !) je vais retourner dans ce monde absurde qu'est le marché de l'emploi et je n'en ai pas envie.
    Il faut savoir que à grand coup d'entreprises où j'ai du partir, de déménagements et de patron type "fin de periode d'essai, casse toi, des mecs comme toi je peut en avoir d'autre ça me coute moins cher que de t'embaucher" je n'ai jamais pu cumuler assez de temps (en France) pour que mon cher pays daigne m'accorder des aides (pas de chômage, que dalle)
    Je suis fatigué ! Fatigué de cette société où il faut écrire des lettre d'amours à des entreprises pour les joindre à des CV qui finiront invariablement à la poubelle.
    Je suis fatigué de me battre pour des choses qui n'ont pas lieu.
    Je suis fatigué qu'on me dise "tu dessine bien pourquoi tu n'en fait pas un métier ?"

    Et de devoir répondre : "Je veux en faire un vrai métier, mais c'est pas un vrai travail parait il. Au yeux du monde, je suis un saltimbanque."

    /coup_de_gueule_du_matin

    Edit: J'en rajoute une petite couche sur les gens qui tiennent à me faire savoir que "savoir dessiner" c'est "avoir un don".
    Comme la "passion", cette histoire de don est une manière infame de nier le travail en amont réalisé par une personne. Et surtout de légitimer les pratiques débiles citée plus haut.
    "Il a un don donc il ne mérite pas"





  • @ChatonPute t'arrives après la bataille, mon chaton!



  • @toooomyoupi
    Ah oui effectivement ;)


  • Complice

    Gamekult a fait un papier sur l'affaire avec des témoignages d'étudiants, écoles, avocat, ... : http://www.gamekult.com/actu/stages-abusifs-comment-cela-a-pu-passer-A163751.html

    Un code pour le plus rapide : D5F1C9



  • @Maczime Merci pour le partage ! Je vais lire ça ! :)





  • @Epilost a dit :

    Parce que pour beaucoup, un travail doit être difficile pénible et épuisant (parce que sinon c'est ps un vrai travail)

    J'avais pas vu ton message, mais je plussoie cette phrase à 100%.
    Quand un jour j'ai dit à ma grand-mère que je ne voulais pas me lever tous les matins pendant 40 ans en sachant que j'allais faire un truc qui me déplaisait, j'ai eu le droit à "on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie". Les autres ne disent rien mais n'en pensent pas moins.

    "Contente" de voir que je ne suis pas la seule que cette vision des choses rend totalement malade...



  • Nolife a sorti un reportage très bien réalisé sur le sujet, visible gratuitement à cette adresse pendant encore un mois. On voit notamment le malaise que David Tollari avait créé lorsqu'il était venu en interview, et son refus de l'invitation de la chaîne a un droit de réponse après tous les témoignages contre lui. Comme d'habitude, Moguri raconte des choses intéressantes et pleines de bon sens, la rédac JV de Nolife est décidemment entre de très bonnes mains.



  • @Ritz ça va même au delà de "ma branche", je me souviens d'une "cheffe" (une parmi tans d'autres) qui réagissait très rapidement et parfois très violemment lorsqu'elle me voyais travailler avec le sourire. (je rangeais des caisses de chips dans la réserve d'une confiserie de Cinéma, et j'essayais de faire marrer les clients quand ils passaient à ma caisse). Pour elle si on avait l'air de prendre du plaisir au travail, alors on était en train de glande,r on ne travaillais pas.

    Bien plus tard, dans le fast food, j'ai réussi plus ou moins à m'imposer comme étant l'un de ceux le moins motivé par le taf, mais le plus efficace . (Et oui, en m'imposant comme ça, j'ai pu imposer aussi qu'on me foute pas à des postes que je ne voulait pas comme la caisse par exemple, vu que j'étais le seul à pouvoir faire de la preparation d'aliment ou de sauver le plonge en temps record (y a pas de petites fiertés)
    Bref, se faisant, il se trouve que pour créer un peu de synergie, je chantais (repertoire Disney) et faisait chanter les collegues.
    Un jour un des responsables viens me voir :
    _"Salut, dit heu, ça va t'as la peche toi ?"
    _"J'met l'energie qu'il faut ouais"
    _"Mais qu'est ce que t'as pourquoi tu chante tout le temps ?"
    _"Mec j'ai fait 6 ans d'etude pour etre graphiste et a 29 ans je met des burgers dans des boites, alors je puise l'energie et la bonne humeur ou je peut."
    _"Ah..."
    _"Tu préférerais que je fasse la gueule en bossant ?"
    _"Bah les autres il... Ouais en fait non t'as raison c'est con"

    Il est culturellement admis que tu doit être malheureux au boulot, si tu prend un minimum de plaisir quelque part dans ta vie professionnelle alors tu ne mérite pas.
    J'irais même jusqu'a dire que culturellement, on ne gagne pas son salaire en echange d'heure passée à produire de la richesse et de la croissance. On gagne son salaire en échange de temps ou on aurait pu faire autre chose selon l'adage que tu à cité de "on ne fait pas toujours ce qu'on veux.

    @Tensey j'ai vue le reportage oui, y a du bon dedans, après ils étaient quand même un peu obligé de le faire dans la mesure où ils avaient consacré une emission à ce gars en particulier une semaine avant :D


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